Je suis allée magasiner hier au centre-ville de Montréal.
Première chose que je remarque: des poussettes un peu partout, des enfants aussi d'ailleurs, ça vient avec. Deuxième chose perturbante: de la musique de Noël dans à peu près tous les magasins possible. Et puis la troisième: impossible de rester debout sans se faire bousculer d'une manière ou d'une autre entre les rangées de linge. Puis, je me souviens, c'était la parade du Père Noël sur
Et puis non, ce n'est pas normal. Nous sommes plus d'un mois avant Noël... Déjà à l'halloween on avait presque les nouveaux gogosses du temps des fêtes et à la télé... des pubs vous en voulez? Des pubs en voilà! Les grandes chaînes de magasins comme les moins grandes, nous font acheter à tour de bras, mettant des petits prix à tout, des rabais pour nous attirer et nous, hey bien, on achète encore et encore. Noël est une fête tellement commercialisée... Tellement que souvent les enfants de nos jours ont environ quinze gros cadeaux sous l'arbre. Ah, normalement c'est là que nos grands-parents peuvent dire '' moi dans mon temps, on avait seulement une orange comme cadeau, pis on était content! '' Maintenant, tu donnes une orange à ton enfant et il se met à pleurer d'indignation (moi aussi d'ailleurs je serais indignée, je ne le cache pas!)
Tout ça me fait penser à la chanson des cowboys-fringants ''l'hiver approche'' quand il dit; ''Pis s'rendrent compte qu'un ptit rien tout neuf, ça rend pas le cœur plus joyeux, paske le bonheur de toute façon, s'achète pas d'une boîte de carton...''
On en oublie même les vraies raisons de cette fête. Non je ne dirai pas la naissance de Jésus, mais plutôt la famille, une valeur tellement importante selon moi. Sinon pourquoi est-ce que nous fêtons, dans notre civilisation moderne? On dit qu'on donne des cadeaux pour faire plaisir au monde, parce qu'on les aime... Oui c'est bien. Mais est-ce que l'amour ne devient plus alors qu'une simple question d'argent?
Enfin bref, je crois que nous devrions passer moins de temps dans les magasins pour faire plaisir à nos proches. Oui y aller, mais ne pas en faire un drame si la table de pool que ton mari souhaite n'est plus là, si le set d'ustensile Lagostina de ta mère n'est plus dans les tablettes ou si tu n'as pas eu ton nouveau Ipod Touch. Le vrai plaisir, de toute façon, c'est de passer du temps avec ces personnes si chères à nos yeux.
Au fond, c'est facile à dire, mais dans une société matérialiste comme nous le sommes, c'est dur à faire.
Hum, j'ai beaucoup moins parlé de patin cette fois-ci disons. Ça fait changement!
Mais justement, en parlant de patin, ça me rappelle un article très intéressant reflétant très bien la réalité. Cet article que j'ai découvert voilà peu de temps a été écrit par le patineur de vitesse et olympien Olivier Jean. Il parle du temps des fêtes et des sélections nationales (qui se rapprochent à grand pas pour nous cette année!) Pour voir l'article, cliquez ici. La seule différence est que cette année la sélection n'est pas en Janvier mais en Décembre. L'article a été écrit en 2008.

